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Participer à "Act in Space" : expérience d'un jeune chercheur

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Antoine Ba, doctorant de l’Université Bretagne Loire, a participé à Act in Space Nantes. Retour sur son expérience.

Ingénieur de recherche au CNRS

Antoine, actuellement ingénieur de recherche au CNRS, étudie la télédetection multispectrale lidar et radar. Il travaille sur la synergie de plusieurs données pour la classification de surface par machine learning. Sa thèse, terminée en février 2017, portait sur le couplage entre la télédétection hyperspectrale et lidar pour l’observation des dunes côtières, notamment pour la classification. C’est ce qui l’a amené à travailler par la suite dans l’unité multisite LETG (Littoral, Environnement, Télédétection et Géomatique) du CNRS.

La télédétection est la détection de paramètres physique à distance. Cela comprend plusieurs méthodes dont l’imagerie (images satellites, images radar…). Antoine travaille aujourd’hui sur le lidar, un distance mètre qui permet de créer des nuages de points grâce à un laser.

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Pendant sa thèse, il a ainsi travaillé sur un lidar aéroporté.

« C’est ce qui m’a amené à participer à Act in Space », déclare-t-il. « J’ai été alerté par l’événement en recevant un mail à ce sujet. J’avais déjà été sensibilisé à l’événement par Antoine Lefebvre, qui fait aussi partie du laboratoire LETG, a gagné Act in Space à Nantes en 2016 et a monté sa propre société de géoservices, Kermap. J’en ai parlé à un collègue, et nous y sommes allés ensemble ».

Retour sur Act in Space à Nantes

C’était la première fois qu’Antoine travaillait à un événement de ce type, la nuit. « Ce n’est pas un exercice évident, car il faut lutter avec la fatigue accumulée pendant la nuit ». La formation-action a en effet duré 24h sans interruption autour d’un défi proposé par le CNES, l'ESA et l'ESA BIC Sud France. Par équipe de 2 à 5 personnes, les participants ont contribué à l’invention des services de demain à partir des technologies du spatial.

Pour Antoine, quand Act in Space est organisé sous forme de hackathon, c’est encore plus intéressant : on va de la production de données, à l’analyse et la mise en valeur de ces données, puis à la présentation finale. Pour lui, c’est une formation-action intéressante, dans laquelle plusieurs talents se croisent au service des participants : animateurs, coachs, spécialistes de la création d’entreprise, étudiants et doctorants.

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Des conseils aux futurs participant-es

Antoine note une faible participation des étudiants en sciences humaines. « Il y avait seulement une étudiante en anglais, d’après mes souvenirs », déclare-t-il. Il conseille également aux étudiants de préparer des données et des recherches en amont, afin d’avancer plus vite sur le sujet.

Antoine regrette également de ne pas avoir intégré une étude de marché plus poussée à la présentation finale de l’équipe. « Il faut savoir que la solidité de votre business model déterminera si vous gagnez ou non ». Enfin, il salue les gagnants de l’édition Bretagne Loire « qui étaient très jeunes ».