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L'Université Bretagne Loire renforce ses coopérations avec la Chine

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Françoise Grolleau, Vice-Présidente Europe et International de l’Université Bretagne Loire a effectué une mission en Chine du 17 au 21 novembre 2017 dans le cadre de la 9e édition du salon PHD Workshop China et du 1er French Science Day.

Un évènement incontournable pour les doctorant-es en Chine

Organisé par l'agence gouvernementale "Chinese Education Association for International Exchange (CEAIE)", le PHD Workshop est un salon professionnel de recrutement de doctorant-es en Chine où les universités du monde entier et les instituts de recherche peuvent présenter leur offre de formation doctorale et identifier, au travers d’entretiens, les meilleur-es diplômé-es et futur-es doctorant-es du pays.

Ce salon a eu lieu sur deux sites, les 18 et 19 novembre à Pekin et le 21 novembre à Shanghai, de façon à donner l’accès à un plus grand nombre d’étudiant-es issu-es des universités chinoises de toutes les régions du pays. La Chine compte en effet 2 880 établissements d’enseignement supérieur, dont 793 sont habilités à délivrer des diplômes de Master et de Doctorat.

Françoise Grolleau, en lien avec la mission Recherche de l’Université Bretagne Loire, a ainsi mené 56 entretiens. Au cours des échanges : l'organisation de l'Université Bretagne Loire, le potentiel scientifique des Régions Bretagne et Pays de la Loire et les modalités d'accès aux offres de thèses des établissements.

French Science Day, la journée de la science en Chine

A l’occasion du PHD Workshop, l’Institut français de Chine a organisé la première édition de la Journée de la Science Française en Chine intitulée French Science Day le 17 novembre 2017, en lien avec Campus France. Cette journée avait pour but de :

  • favoriser des rencontres institutionnelles autour de la coopération académique et scientifique franco-chinoise.
  • valoriser la recherche et l’enseignement supérieur français afin d’améliorer l’insertion de ce dernier dans l’écosystème académique et d’innovation chinois.

L’ambassade de France en Chine est notamment revenue sur le succès du programme « Ecoles d’été France Excellence » qui vise à donner l’opportunité aux meilleur-es étudiant-es chinois de suivre un programme d’enseignement approfondi en France. Ce programme d’Ecole d’été permet aux étudiant-es de suivre des cours intensifs en anglais autour d’une thématique, tout en alliant des travaux pratiques, des visites de laboratoires, des rencontres avec des chercheur-es français, des cours de français et une introduction à la culture française. Objectif : repérer les meilleur-es étudiant-es chinois candidats pour préparer une thèse en France. A l’issue du programme, les étudiant-es dont les capacités sont jugées satisfaisantes sont donc orienté-es vers un directeur et sujet de thèse.

Servir de relai et donner de la visibilité aux établissements

Le French Science Day réunissait 35 universités issues de toute la Chine, 8 communautés d'universités et établissements (ComUE) et 50 chercheur-es français-es basés en Chine.

Les ComUE ont été plébiscitées. En effet, les regroupements sont compréhensibles à l’étranger et ont de la valeur. Les chinois perçoivent les ComuE comme des interlocuteurs privilégiés, des acteurs de taille offrant un large panel de formations et de coopérations.

Cet événement a été l’occasion de mettre en avant l’intégration élevée des chercheur-es français-es au sein des laboratoires chinois et de rappeler l’existence des 12 instituts franco-chinois dont deux nouveaux accrédités en 2017 qui seront inaugurés en 2018 (l’un avec l’Université d’Angers et l’autre avec l’Université de Rennes 1).

Une mission prometteuse

A travers cette mission en Chine, l'Université Bretagne Loire poursuivait un double objectif :

  • faire connaître le potentiel en matière de formation et de recherche du périmètre de la ComUE Université Bretagne Loire.
  • répondre favorablement aux demandes d’entretiens des universités chinoises et de leurs étudiant-es désireux de poursuivre en thèse dans les universités françaises.

Considérant le succès et l’impact de ces deux évènements, ces buts ont été largement atteints et annoncent de riches perspectives de coopération.


VISUEL 13 questions à Françoise Grolleau, vice-présidente Europe & International

Propos recueillis en juillet 2017.

Cela a été une année difficile de mise en place. Il y avait une dizaine d’actions à mener dont l’organisation du pôle interrégional d’ingénierie de projets européens et internationaux, une compétence phare de l’Université Bretagne Loire selon ses statuts. Un bel objectif sacrifié me semble-t-il au profit d’autres intérêts que ceux du collectif. Il y a, par ailleurs, très clairement des efforts à faire en termes de communication. J’ai finalement fait le pari de travailler en mode projet au sein du Comité d’orientation stratégique International de sorte à n’embarquer sur les initiatives à déployer que les établissements intéressés. Nous avons mis en place un partenariat avec l’Australie. Je me réjouis de la participation des collègues bretons et ligériens avec moi au workshop organisé à Adélaïde en juin. L’Université Bretagne Loire est dans son rôle pour servir de relai et donner de la visibilité à ses membres.

L’autre partenariat important, c’est avec la Chine. Mon idée est de créer un lien avec le China Scholarship Council (CSC) qui attribue des bourses de mobilité et de thèse aux étudiants et chercheurs chinois pour venir en France. J’ai été amenée à aller plusieurs fois en Chine, je me suis rendue au CSC pour présenter l’Université Bretagne Loire.
Que ce soit en Chine comme en Australie, je veux rendre hommage aux services des Ambassades qui ont bien compris la place des ComUE et leur réelle valeur ajoutée dans ce contexte. Leurs actions ont été déterminantes dans nos projets.

 

Ce n’est pas de multiplier les pays partenaires mais de développer des actions en Europe et au-delà qui servent au mieux les intérêts des établissements membres et engagés. Je veux faire la preuve par l’exemple. Notre travail est de coordonner, d’être facilitateur. Nous ne sommes pas en concurrence au sein de l’Université Bretagne Loire. Pour autant, la mise en confiance passe par une mise en relation, où les collègues sont amenés à échanger.